mardi 8 décembre 2009

gahila

bonjour,
me voilà en train de recommencer.
pourquoi ?
mon incompétence en informatique sûrement.
bref. j'ai écrit une science fiction, je la travaille depuis longtemps (je ne suis qu'un amateur) et quand ma petite soeur est partie vers d'autres mondes, je me suis promis de partager (parce qu'avant, je le faisais avec elle).

ainsi commence mon histoire :


La fin d’un monde
(Année 2500)



Recroquevillé au fond de son lit, Mori, petit garçon de huit ans, pleurait les morts de Gahila.
Il gardait les yeux grands ouverts et laissait les larmes lui piquer les paupières et les joues. C’était mieux comme ça.
Il ne voulait plus dormir, plus jamais. (Enfin, pas tant que la guerre durerait).

Depuis trente jours, les sons et les images des combats peuplaient ses rêves d’enfant.
Mori n’y pouvait rien. Il ne pouvait pas les arrêter.
Il n’avait qu’à fermer les yeux pour être là, au milieu de la bataille.

Pendant les trêves, il pouvait se déplacer à l’arrière du front.
Et il voyait les soigneurs herriens s’occuper des blessés. Il assistait à la préparation des armes. Il regardait les hommes harassés se restaurer avant de retourner se battre.

Et puis soudain, la fureur des assauts reprenait, l’attirant brutalement là où ça tuait, là où ça mourait.

Les hommes étaient en colère, ils ne s’arrêteraient pas avant d’avoir vaincu les jayas et destitué Noliam, leur mage.
Ils en avaient assez des taxes qui s’ajoutaient les unes aux autres.
Ils ne supportaient plus les coupures de courant par moins quarante degrés.

Les paupières alourdies de fatigue, glissèrent sur les iris verts.

Un char d’assaut volant balaya sa lumière mortelle sur un groupe de glisseurs zorous provoquant une giclée de purée verte : la couleur du peuple du grand marais.

Mori se réveilla en sursaut.
-j’en ai assez ! Hurla-t-il.

Comor se glissa sous les couvertures, à ses côtés.
-qu’est-ce que je peux faire pour te soulager ? Murmura-t-il.

Comor avait dix ans.
Depuis les cinq ans de Mori, il partageait sa chambre avec lui.
C’était un vœu de leur part à tous les deux car, dès leur première rencontre, ils s’étaient entendus comme des frères.

Comor comprenait la souffrance de son ami. Il savait qu’il assistait à la bataille comme si il y était. Etre élu Araya avait un prix et il trouvait que Mori payait cher.

-il faut que j’y aille – chuchota Mori.
-t’as pas le droit de sortir, tu le sais. Les gardes ne te laisseront pas passer.
Le garçon se redressa, il repoussa les couvertures.
-tu connais les souterrains – dit-il – fais-moi passer par là.
-et après ? Tu vas marcher ? Et puis tu vas nager ?
-trouve-moi un glisseur – répondit l’enfant en s’habillant.
Sa décision était prise.
Il trouverait Noliam et il négocierait.
Il trouverait le moyen de stopper cette tuerie.

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